| mardi 25 août 2009, a 14:08 |
| La découverte d'une nouvelle musicienne ... |
Bonjour à tous !
Un grand silence s'est installé sur ce blog, je m'en vois désolé. La vie est telle qu'on oscille souvent entre différentes activités et que celles ci prennent toujours plus de temps qu'on ne le voudrait. L'irgnoupt n'est pas oublié, rassurez vous !! Il sommeille juste un peu plus longtemps que prévu. Aujourd'hui je voulais vous parler d'une rencontre que j'ai faite il y a quelques jours, au fin fond du Sud brûlant, dans un endroit aussi inattendu qu'un camping. J'étais là, accoudé à une table qui, je ne le savais pas encore, porterait mon poids pendant de nombreuses soirées, quand je l'ai entendue, elle, la fille rêvée. C'était une soirée karaoké. J'étais venu sceptiquement, croyant entendre pendant 2 h des êtres ivres baragouiner sur des paroles qu'ils ne connaissaient pas. Mais elle était là, elle, et elle a chanté ses chansons si puissamment, si élégamment que mon esprit a pu, pendant quelques minutes, s'envoler vers des éons insoupçonnés. Puis mes yeux l'ont découverte et j'ai mis une image sur mon rêve. Nous avons discuté ensuite. A plusieurs reprises. Mais sa fonction d'animatrice ne prêtait pas à la confidence. Et quand elle a avoué pour la énième fois qu'elle voulait être chanteuse et que sa voie était déjà bien tracée, je me suis pris à espérer un duo. Moi à ma guitare, elle à sa voix. Et puis tout s'est évanoui. Car je devais repartir, loin, dans ma Savoie ambigüe. Alors j'ai cherché désespérement sur l'Internet pour trouver un signe d'elle, une photo, une continuité à notre relation. Et j'ai découvert son blog musical. Je sais, il n'y avait pas grand chose. Mais j'y ai retrouvé sa voix, son art, son talent. Alors je veux vous les faire partager. Parce qu'elle le mérite. C'est elle, c'est ma muse. et je l'adore ! Tout est là : http://virginiejulien01.skyrock.com/ Amusez vous bien !
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| mercredi 06 mai 2009, a 19:34 |
| L'irgnoupt disparaîtra t-il à nouveau ? |
Est ce ainsi avec toutes les bestioles amenées à disparaître ? On la découvre, un beau jour de l'année, et on s'émerveille devant sa beauté, sa spécificité si particulière, ses longues plumes multicolores dont on voit déjà l'harmonie avec notre chapeau indien. Puis on s'aperçoit que cette être nouveau n'a pas de conscience, qu'il ne connaîtra jamais la douleur, qu'il ne songe, finalement, qu'à la pérennisation de son espèce de par son chant langoureux, une certaine période de printemps. Alors on se rit de son inutilité, on se gausse de ses yeux hagards qui ne sont que des pièges à poulettes irgnouptiennes, on s'amuse de ses coutumes bizarres qui ne ressemblent en rien aux nôtres. Et puis viens un temps où, lassés, notre esprit s'envole vers de nouvelles sources d'amusement, vers, je l'ai dit implicitement, la nouveauté. Évidemment, l'irgnoupt n'est plus nouveau. On l'a découvert, on l'a admiré et voici enfin la phase de déclin. On l'oublie progressivement pour s'attaquer à une nouvelle cause, plus concrète, plus instantanée. Car on a beau dire : cette espèce va disparaître, de toute façon, à part l'enfermer dans un zoo, on ne pas faire grand chose dans l'immédiat, alors autant l'ignorer ?
JAMAIS ! Ne vous méprenez pas, la sauvegarde d'une espèce dépend de toutes vos actions, au jour le jour ! Prenez garde car, un jour, l'espère qui sera en voie d'extinction sera la votre !
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| vendredi 13 février 2009, a 21:10 |
| L'éveil |
Un déclic magnétique surgit de nulle part. Le son qui en découle se propage immédiatement par de multiples voies biologiques. Les connections, gelées depuis si longtemps, se reforment. Chaque petit noyau de pensée isolé se reconnecte avec son voisin pour former... un gigantesque réseau de communication. Les rouages du système se mettent peu à peu à refonctionner. Les premières pensées pratiques surgissent dans un esprit encore pataud. Puis vient le réflexe de survie. Et l'explosion hormonale s'impose, tout d'un coup, utilisant les flux sanguins pour se répandre à travers un corps amorphe, inconfortablement posé sur une étagère. Une paupière frétille. Mais était elle vraiment fermée ? Puis ce sont chaque partie de son corps qui vibre imperceptiblement pour témoigner d'une renaissance subite. L'irgnoupt se réveille enfin, après un sommeil hibernatoire de 2 mois.
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| mardi 27 janvier 2009, a 19:27 |
| Poème en hommage à l'Irgnoupt. |
En espérant que cela te fera revenir, Irgnoupt de ma vie et être irremplaçable de mes songes troublés. Je te dédis ce poème qui saura pénétrer ton coeur d'ébène.
L'irgnoupt.
L'irgnoupt ne sourit pas car ses zygomatiques sont rouillés Mais la raison pour laquelle il ne parle pas est qu'il préfère penser. Il se contente de te regarder fixement, projetant son amour silencieusement et si tu observes attentivement Tu ne t'apercevras d'aucun mouvement.
L'irgnoupt n'a pas de bras car son créateur a préféré ne pas en mettre Par soucis démocratique il lui a fait une taille réelle de deux mètres. Il trône ainsi de toute sa hauteur, regardant de plus loin passer les heures et quand il réalise qu'il a trop peur Il revient vite se cacher dans nos demeures
L'irgnoupt ne travaille pas, il est chômeur de longue durée. Il s'en ai mordu les doigts le dernier qui a essayé de l'embaucher. Car il restait là sans rien dire Ses yeux disant qu'il avait déjà vu pire Et rien ne pouvait détruire Son inexistant petit sourire.
L'irgnoupt ne bouge pas, on dirait qu'il est collé au sol. Mais rien n'empêche à son âme de prendre son envol Son être semble régner parmi nous Ses yeux se poser un peu partout Mais pourtant il peut être n'importe où sorti, comme il l'est, de son corps mou
L'irgnoupt n'est pas un cadeau et surtout pas de Noël Il a peur qu'on l'enguirlande pour soi disant le rendre bel Alors je ne fait que vous en donner une image qui, vous verrez, sait rester très sage amenant avec elle en guise de bagage Tout ce qu'il faut pour croire aux mirages.
fkboris, décembre 2008
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| vendredi 23 janvier 2009, a 18:27 |
| Des nouvelles de l'irgnoupt |
Voilà déjà 2 mois que je recherche désespérément l'être qui a éclairé ma vie de manière si intense. Mais celui ci semble avoir bel et bien disparu dans les méandres de son univers connu de lui seul. En même temps. Réfléchissons un peu... Nous vivons actuellement une période saisonnière assez rude pour nos pauvres corps dépourvus de poils. Nous n'existons que parce que c'est la coutume humaine que de travailler sans cesse sans jamais chercher à s'arrêter. Si si ! Mais alors il est tellement fatigué qu'il préfère mourir. Et les animaux alors ? Ces êtres sages qu'on préfère bafouer plutôt que de les considérer comme nos pairs génétiques ? Et bien eux, ils ne sont pas bêtes ! Ils hibernent ! Maintenant, peux on considérer que l'irgnoupt , dans sa sagesse muette, préfère suivre la philosophie humaine ou animale ? Je pense que la réponse est claire. L'irgnoupt ne se montre plus parce qu.... il dort !
Comme quoi, je ne serais pas le seul à attendre un temps plus clément. A bientôt. fkboris.
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| mardi 16 décembre 2008, a 23:36 |
| L'irgnoupt saurait il faire un beau cadeau de Noël ? |
L'irgnoupt, être immuable par excellence, est rentré dans ma vie un
soir de juillet, alors que le soleil illuminait encore brièvement mon
écran d'ordinateur, me faisant par la même maudire ses rayons.
Je l'ai entr'aperçu l'espace d'un instant, perturbé par un coup de
téléphone en cours, et je n'ai pu que saisir succinctement la beauté de
son être.
Mais son image fut immédiatement imprimé sur ma rétine ébahie.
Oui, je l'avais vu, moi, le pauvre homme accroché à sa ridicule boîte à
antenne alors que l'irgnoupt était déjà muni des merveilles de la
technologie naturelle télépathique.
Enfin, télépathique, je ne le savais pas encore. Jusqu'à ce que je
découvre que mes rêves nocturnes de la nuit suivante étaient tous
portés vers cet être mystérieux dont je ne connaissais même pas le nom.
Et vu son appellation, vous devez vous douter que j'ai eu du mal à le
transcrire correctement !
Bref, l'irgnoupt était rentré dans ma vie.
Et maintenant, je songe à offrir sa photographie à une personne qui
m'est chère et pour Noël de surcroît. N'est ce pas de l'exploitation
pure et simple de l'image ? Ai je le droit de commercialiser un être
aussi innocent de toute évaluation boursière ? Ce sera la guerre de ma
conscience contre mon inconscience. Les rêves luttant perfidement et de
nuit contre mon esprit diurne. Qui va gagner ?
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| jeudi 11 décembre 2008, a 14:26 |
| Quelques précisions sur l'irgnoupt... |
Bonjour chers lecteurs,
Je suis heureux de vous dévoiler quelques informations sur cet étrange animal qui a fait sa première apparition officielle dans les pages de ces blogs. L'irgnoupt. Cet être sans bras, sans désirs, sans besoins vient enfin, grâce à vous, de découvrir le monde dans lequel il vit. Mais que fait il de ses journées ? Cet animal que vous n'hésiteriez pas à amalgamer à un être inutile (si, si, je vous vois venir !). Il pense. Oui, l'irgnoupt, en plus de passer ses vacances d'été, d'hiver, d'automne, de printemps, de temps intermédiaires entre deux saisons, sur une étagère, a la faculté très recherché dans le monde animal, de penser. Malheureusement, il ne peut pas trop dévoiler le fruit de ses élucubrations. Enfin, pas encore, car je me lance enfin dans la traduction irgnouptienne - français. Qui sait ce qu'il pourra nous dévoiler ? C'est ce que je m'apprête à vous faire découvrir ... Très bientôt !
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| mercredi 12 novembre 2008, a 21:24 |
| Genome ! Un groupe de musique exceptionnel ! |
Excusez moi, chers lecteurs, pour cette petite digression musicale, mais je ne pouvais continuer ce blog sans citer l'une des découvertes musicales de ma petite vie d'auditeur blasé. Après avoir navigué désespérément sur tous les sites proposant des écoutes en streaming de musiques diverses et variées, je me voyais déjà prêt à me rabattre sur les symphonies des grands auteurs classiques quand, soudain, je tombe sur LE groupe du moment, LE nouveau talent à découvrir immédiatement. Je veux bien sûr parler du groupe GENOME. Inconnu à ce jour, j'ai le plaisir de vous le révéler à tous, aujourd'hui, dans mon modeste petit blog. Issu de la région Rhône Alpes et formé de personnes soucieuses de leur environnement, ce groupe, par ses chansons chocs, pulse dans nos cerveaux leur gigantisme musical, et nous donne envie de changer les choses. Soutenez les ! La variété française n'est plus ce qu'elle était. Mais une révolution est toujours possible. Et c'est en les suivant qu'on la fera exister ! Merci pour eux et à bientôt !
Je ne pars pas sans vous donner un lien à suivre, bien sûr ... ! Le voici : http://www.myspace.com/genome73
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| dimanche 09 novembre 2008, a 13:33 |
| Admirez l'irgnoupt ! |
Votre patience est récompensée !
Voici l'être sans passé, l'être qui n'aura pas de futur si nous n'agissons pas incessamment sous peu, l'être que tous ont reniés avant même de l'avoir découvert !
Je vous présente, humble lecteurs, le fruit de 20 années de recherche, la découverte de ma génération, le premier animal qui représente son espèce dans son ensemble, l'Irgnoupt !
Il est pas joli ?
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| mercredi 05 novembre 2008, a 10:33 |
| Un peu de patience... |
Suis je sot, je viens de remarquer que la photo de cette étrange animal s'est perdu dans les méandres informatiques de mon ordinateur.
Aurais je le courage de la rechercher un jour ?
Oui ! Car l'Irgnoupt n'est pas un animal que l'on peut oublier, comme cela, du jour au lendemain.
Son bec puissament jaune, ses yeux despespérés, sa barbichette blanchâtre, son crâne oblongue, tout permet d'apprécier en lui ses qualités essentielles. Mais il ne faut pas que je vous en dises trop. Cet animal, comme son modeste photographe, est timide. Je vous promet une apparition très prochaine ! A bientôt ! fkboris |
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| mercredi 29 octobre 2008, a 15:21 |
| Réjouissez vous ! Voici venu le temps des découvertes ! |
Bonjour à tous !
Un surprise vous attend, chers lecteurs ! Vous allez bientôt découvrir un être étrange que personne n'a jamais rencontré. Non, il n'habite pas dans les tréfonds des abysses océaniques ni dans l'espace intersidérale ! Ce n'est pas une bête exclusivement nocturne sortant de son terrier invisible entre 3H23 et 3H24 du matin, Non ! C'est quelque chose d'encore plus subtil, d'encore plus étrange. Et pour ne pas vous faire patienter plus longtemps, je vous dévoiler son étrange nom : Elle s'appelle ... l'Irgnoupt. Et oui ! Et, vous vous en doutez, je suis le premier à avoir découvert cet animal qui, avant même de devenir public est déjà en voie de disparition ! Pensez donc, j'ai en ma possession la seule photographie dessinée de cet être. Vous voulez la voir ?
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| samedi 06 septembre 2008, a 16:37 |
| Le Grrkow : chapitre 5 sur 5 |
CHAPITRE 5
Le Grrkow avait achevé son temps sur cette terre. Alors que
son âme voguait déjà vers une autre dimension, son ex corps physique tenait
toujours prisonnier George, plutôt mal en point. Outre une hémorragie qui
paralysait son bras droit, George commençait à ressentir les effets du froid,
suite à son contact prolongé avec la rivière. Et son immobilité n'arrangeait
pas les choses. En plus, le corps monstrueux qui le bloquait semblait être un
très mauvais diffuseur de chaleur. La situation de George semblait réellement
désespérée.
Lui qui se voyait déjà porté aux nues par la population étudiante grâce à son
combat féroce contre le Grrkow ! Il devenait de plus en plus pessimiste à
mesure que le temps passait, que le froid engourdissait ses centres nerveux et
que la piste cyclable restait vide de circulation.
Mais un petit espoir subsistait tout de même. Cette piste était connue pour
être une des plus fréquentée du coin, et, même en pleine soirée, une rencontre
fortuite était possible.
George essaya encore une fois de se soustraire à l'emprise de son fardeau. Mais
la tâche semblait impossible, sans l'aide salvateur d'un tiers. Il leva les
yeux au ciel, cherchant, comme pour se rassurer, la lune ronde et brillante.
Ses yeux semblait hypnotisés par la faible lueur se frayant un chemin à travers
les arbres drus.
C'est à cet instant qu'il entendit, dans l'ambiance apaisée du soir, un son
distinct d'un soufflement régulier. Son esprit plaidait déjà l'hallucination
quand il aperçu une lumière de lampe torche occiller sur le paysage alentour.
Son corps se ressaisit et il cria du plus fort qu'il pu. Ou plutôt, il cru
crier. Car aucun son n'émergea de sa bouche en feu. Une panique féroce
commençait à l'emplir quand il vit son sauveur passer à proximité sans même lui
accorder un regard. Dans sa fureur, il essayait même de créer du son au moyen
des multiples branchages qui l'entouraient, faisant fi de la douleur provenant
de son moignon sanguinolent que la gangrène ne tarderait pas à dévorer.
Le désespoir l'emplit rapidement avec le souffle chaud causé
par le mouvement du cycliste insouciant. Il s'apprêtait à fermer les yeux, afin
de laisser la mort emporter sa modeste vie quand il perçu un grognement
étrange, dans le sillage de son désolant sauveur.
Une soudaine passion l'envahit et une onde sonore puissante émergea de sa
bouche ravagée. Une ombre s'arrêta soudain, à quelques pas à peine de sa
position.
Il réussit tout juste à lever sa main valide pour attirer
l'attention quand l'ombre se jeta vers lui et lui arracha son dernier membre
supérieur. Il eu tout juste le temps de penser que la guerre contre les Grrkow
ne faisaient que commencer quand son esprit se réfugia dans une mort paisible
et insouciante.
Pierre semblait bien avoir entendu un bruit, là bas, dans la partie forestière
de la piste cyclable. Mais avec toutes ces bestioles qui batifolaient aux
alentours, on ne pouvait être sûr de rien. De toute façon, que pouvait il donc
lui arriver ? Il était seul et la nuit lui appartenait. |
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| lundi 01 septembre 2008, a 17:08 |
| Le Grrkow : chapitre 4 sur 5 |
George, les yeux fermés, laissaient des mains habiles le
parcourir, massant ses membres endoloris. Il éprouvait un mélange de sensations
contradictoires qui stimulaient en lui toutes ses terminaisons nerveuses. Rien
ne pourrait lui faire ouvrir les yeux, pensait t-il, de peur d'interrompre
cette expérience délicieuse. Mais les gestes de sa masseuse, car il ne pouvait
imaginer une telle douceur de la part d'un être masculin, se faisaient plus
virils. Voilà qu'il était maintenant secoué violemment, ce qui cognait sa tête
contre l'asphalte humide sur lequel il était couché. De l'asphalte ?
George ouvrit les yeux.
La noirceur de son environnement ne lui permettait pas de voir sa masseuse
attitrée qui l'avait entraînée sur un support quelque peu exotique. Ses habits
avaient été indélicatement déchirés et il gisait, à demi nu, dans une flaque
peu attrayante, surplombé par une masse informe que son esprit embrumé n'avait
pas encore reconnu.
Les dents du Grrkow pénétrèrent dans la chair tendre de George. Celui-ci ne
réagit pas. Un coup sec eu raison des tendons fragiles de George. Son cri
résonna dans la forêt. Les sens de George venaient enfin de se remettre à
fonctionner.
Le Grrkow s'excita de plus belle. Ce morceau de chair ne
pouvait en rien contenter son estomac affamé. Mais ce cure-dent humain risquait
de lui prendre un peu de temps à déchiqueter et sa proie se débattait à ses
pieds. Il réfléchissait encore, si l'on peut accorder une telle action à cette
chose, quand George se souleva maladroitement, chutant ainsi vers le côté
forestier de la piste cyclable.
Mais le Grrkow ne bougeait toujours pas, semblant attendre
une illumination divine. George, certes handicapés, mais plus leste d'esprit,
s'était déjà saisit d'une modeste branche de sa nouvelle main principale quand le
Grrkow se tourna vers lui.
Il ne semblait pas avoir d'organe de vision et cela paniqua
George qui s'apprêtait à viser cette cible facile. Il n'eut pas le temps
d'ajuster sa frappe. Le Grrkow se jetait déjà sur lui, brisant sous son poids
la maigre attaque de celui-ci.
Ecrasé sous le poids, George bascula encore un peu plus bas
dans le fossé, entourant de son bras une substance visqueuse qui semblait
pourtant douée de mouvement.
Affaibli par sa perte de sang, et écrasé par ce qui pesait
plus lourd qu'un vélo, George souffla. Son poids ne semblait plus bouger.
Aurais t-il réussi, dans un mouvement involontaire, à porter un coup critique à
son adversaire ? Il ne rêverait pas de mieux. Au fond de lui, pourtant, il
continuait à douter. Quoi ? Comment aurait il pu détruire une telle masse
sans même l'avoir fait exprès ?
Il était maintenant agité de soubresauts. Son hôte qui
l'empêchait de bouger semblait être pris d'une crise subite d'épilepsie. Un
dernier mouvement d'agonie, sans doute ?
La joie qui s'apprêtait à l'envahir fut vite inhibée par son corps se vidant de
son sang. Comment allait il échapper à un tel destin funeste ? |
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| mardi 26 août 2008, a 12:02 |
| Le Grrkow : chapitre 3 sur 5 |
George avait froid. Il avait l'impression d'être en plein
cauchemar maintenant. Des buissons non identifiés bruissaient tout autour de
lui alors que son corps était à moitié immergé dans une eau tourbeuse.
Son vélo gisait à ses côté, à demi enfoncé dans un creux de
la rivière.
Il tira d'un coup sec sur son guidon, soucieux de récupérer son bien le plus
précieux. Son vélo eut un soubresaut et s'éjecta de son trou pour basculer à
quelques mètres à peine, en sûreté, sur la berge.
Son esprit matérialiste se détacha enfin de son véhicule pour se préoccuper un
peu plus du nouvel écosystème qui l'entourait. La lune parvenait à peine à
éclairer l'élément aqueux dans lequel il pataugeait. N'hésitant pas sur le
chemin à prendre, George se dirigea vers son vélo, couché sur ce qui paraissait
être des herbes sauvages.
Mais la lourdeur de l'eau le fit basculer en avant, mouillant par la même sa
veste quasi immaculée.
Un remous dans l'eau le fit se redresser avec terreur. Quel être étrange était
susceptible de créer une telle variation de débit ?
Une poussée d'adrénaline le jeta sur son vélo. Il s'en saisit et commença la
montée laborieuse de la rive de la rivière. Ses pieds s'accrochaient aux moindres
racines et la lourdeur de son vélo le poussait vers l'arrière.
Un tiraillement particulièrement insistant le déséquilibra
pour de bon et il bascula à nouveau dans le vide, son corps ne faisant qu'un
avec sa machine roulante.
La chute fut brève mais le choc radical. Sa tête heurta un tronc et sa
conscience préféra se réfugier dans les méandres de son cerveau afin de lui
laisser le temps de récupérer.
Le Grrkow avait senti la panique humaine. Son corps s'en était imprégné et il
avait soif d'autre chose désormais. Comme d'une envie cannibalique de
s'approprier son rival. Il s'approcha de ce qu'il avait cru être son reflet et
apposa une main délicate sur sa propriété. Un écoulement rougeâtre le fit
hésiter un moment mais son esprit le rassura. Si cette bête pouvait saigner,
c'est qu'elle était monstrueuse malgré tout.
Il glissa délicatement son excroissance sous le dos de
l'être allongé et le souleva précautionneusement, négligeant l'outil
rudimentaire dont l'homme semblait tant se préoccuper. La montée de la rive ne
posa pas de problème au Grrkow, insensible aux aiguilles indélicates des ronces
opportunistes.
Une fois arrivée sur la partie humaine du sentier, il se
baissa, laissant chuter son colis sur la terre noire.
Un bruit osseux le fit se souvenir de sa vraie nature et un cri bestial
s'échappa de sa gorge, prémisse d'un indubitable festin macabre. |
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| vendredi 22 août 2008, a 16:57 |
| Petit intermède culinaire |
Cher lecteur et lectrice,
Quoi de mieux qu'une bonne charlotte au poire ou quelques meringues pour achever la journée ? Vous ne saviez peut être pas comment les cuisiner, mais désormais, c'est chose possible !
En naviguant aléatoirement sur les blogs de Mon génie, j'ai eu le plaisir de découvrir un blog particulièrement intéressant, sur ce sujet, qui m'a mis l'eau à la bouche. Rasséréné par tant de recettes diverses et variées, astucieusement placées dans leur contextes historiques, pour certaines, et de conseils gastronomiques très utiles, je n'ai pu m'empêcher de frissonner devant tant de savoir astucieusement concentré en un seul et unique blog.
Je veux parler évidemment du blog de Nadine que vous pourrez trouver sur : http://mangercestfou.blog.mongenie.com.
Si vous aussi vous voulez goûter à cette explosion de saveur qui commence à la lecture des articles et qui se poursuit aux premières bouchées de ces recettes exceptionnelles, précipitez vous sur ce site, et n'hésitez pas à soutenir son auteur en cliquant sur les publicités !
Pour ma part, je suis déjà conquis ! Et gare au prochain pigeon qui passe devant ma fenêtre !
A très bientôt !
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| mardi 19 août 2008, a 01:42 |
| Le Grrkow : chapitre 2 sur 5 |
George n'était plus seul. Outre quelques lapins qui
apparaissaient ponctuellement, sortant, effrayés, de leur cachette, quelque
chose de bien plus dangereux semblait s'être fait une place dans cette forêt
humide. Mais George ne semblait pas en avoir conscience. Ou peut être l'avait
il accepté, comme une de ces multiples ombres qui tentaient vainement de
l'effrayer sur son chemin du retour.
Son esprit lui rappelait une discussion savoureuse qu'il
avait eu quelques minutes auparavant, quand un son rauque attira son attention.
Malgré sa forte tentation de l'assimiler à un pigeon sauvage, il prêta une
oreille attentive à la suite de ce concert nocturne. Mais rien ne semblait plus
devoir couvrir le grincement de sa chaîne rouillée. Le mettant sur le compte de
son imagination débridée, George fixa à nouveau la ligne blanche qu'il avait,
au péril de sa vie, quitté des yeux.
Le chemin prenait désormais une toute autre allure. Précédemment, les champs
fraîchement moissonnés laissaient un espoir d'apercevoir quelques véhicules
circulant à proximité. Mais ceux ci n'étaient que l'orée d'une future forêt qui
s'annonçait opaque.
En effet, à quelques mètres de lui, l'atmosphère s'alourdissait encore.
Alors qu'il savourait les derniers moments de lumières
artificiels, son vélo entra dans la zone traversant la forêt.
Encore une fois, il du ralentir afin de se laisser le temps
de retrouver sa ligne directrice. Bien mal lui en pris car un obstacle lui
brisa proprement son élan. Il se retrouva à l'arrêt, à quelques mètres de son
ralentisseur, maudissant intérieurement celui-ci. Il voulu se retourner mais
une pensée rapide lui démontra l'inutilité de ce mouvement et surtout la perte
de temps qu'il allait occasionner. Il se réinstalla sur sa selle et se remis en
route.
Un éclair de lumière surgissait, par intermittence, à
travers les rangées de troncs qui bordaient sa route.
De multiple obstacle au sol faisaient vibrer son vélo.
George commençait à avoir une migraine. Mais celle-ci serait bientôt le moindre
de ses soucis. En effet, un bruissement continu se faisait entendre depuis
quelques secondes à peine quand une gigantesque ombre traversa la piste à toute
allure. George freina, tournant en même temps vers le côté droit de la rivière,
se précipitant ainsi dans son lit aqueux.
Une paire d'yeux suivi sa chute et un grognement accompagna sa déchirure
sur les cailloux au fond de l'eau. |
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| samedi 21 juin 2008, a 09:44 |
| Le Grrkow : chapitre 1 sur 5 |
CHAPITRE 1
La piste cyclable était sombre par cette soirée d'hiver. Un
quartier de lune jetait maladroitement quelques rayons sur la forêt
l'environnant. Rien ni personne ne semblait pouvoir perturber l'heureux
cycliste qui roulait rapidement, zigzaguant entre les flaques d'eau inégalement
réparties sur le sol.
George maudissait encore son esprit insouciant qui l'avait
amené à rester si longtemps si loin de chez lui. Pourtant, il n'était pas trop
inquiet de sa quasi cécité qui l'amenait à rouler à l'aveuglette vers sa soi
disant maison. Seul, sans nulle lumière pour s'éclairer, il se prit à bénir les
quelques voitures qui passaient, lui fournissant tout juste de quoi se guider.
Son unique préoccupation était la ligne blanche qui divisait
en deux égales parties la piste devant ses roues. Quelques fois celle-ci
disparaissait brusquement, jeu, sans doute, de sa vision nocturne. En
conséquence, son esprit était toujours en alerte, par peur de la perdre
complètement et de finir sa nuit dans l'obscur fossé ou la soyeuse rivière qui
bordait la piste sur laquelle il pédalait.
Il repensait aux évènements de sa soirée mouvementée. Il avait été ébloui,
comme d'habitude, par l'habilité avec laquelle ses adversaires l'avaient
combattu, pour finir par affirmer leur victoire sur lui. Son manque d'esprit de
compétition l'avait encore une fois handicapé mais cela lui était égal. Quelle
satisfaction tirait t-on de la victoire quand le vaincu en était affligé ?
N'étais ce pas, après tout, que de la perversion déguisée ?
Ces quelques pensées flottaient dans son crâne chevelu, partageant leur
présence avec ce mantra, continuellement
répété : « suivez la ligne blanche ».
Il arrivait maintenant sur un pont. Deux réverbères
illuminaient inégalement cet oasis de lumière, lui permettant de reposer
ponctuellement sa vision fatiguée. Son attention se porta rapidement sur la
rivière, qu'il traversait, ce qui lui apporta des soucis supplémentaires. Et si
celle-ci se mettait à gonfler recouvrant ainsi le chemin tracé qu'il suivait ?
Malgré l'absurdité de cette supposition, George se voyait, engourdi de froid,
pédalant tant bien que mal dans une eau jusqu'à mi cuisse.
Mais voila qu'il quittait son oasis pour retourner dans l'obscur sentier bordé
de conifères quelconques. Ses yeux mirent quelques temps à s'accommoder et à
retrouver la ligne blanche salvatrice. Ceux ci se portèrent au loin, appréciant
la ligne droite qu'il s'apprêtait à suivre et
anticipant déjà les prochaines nappes de noirceur qu'il aurait à
traverser.
Il ne remarqua pas l'étrange silhouette, s'amalgamant à un arbre, qui ondulait
doucement à l'horizon de la piste cyclable. Et pourtant, son destin allait
bientôt dépendre des caprices de cette ombre carnassière. |
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| jeudi 12 juin 2008, a 14:11 |
| Y'a t'il une vie consciente sur Europe ? |
Bonjour, chers lecteurs.
Mon précédent message m'a fait réfléchir plus profondément sur l'éventualité d'une vie extraterrestre. Mais tout d'abord, précisons la question. Serait il possible, par un quelconque phénomène physique, biologique ou même pataphysique que la vie ait décidé d'émerger sur une autre scène que la Terre, sous une autre forme que l'homo sapiens sapiens ? Est ce que Europe, satellite désespérément froid et lointain de Jupiter, abrite, sous sa couche de quelques kilomètres de glace, au fin fond de son océan à une température et pression humainement néfastes, une quelconque conscience ? Pourrait on, dans un progrès fulgurant de l'humanité, rencontrer ces êtres qui ne pourraient en rien nous ressembler ? Et surtout aurait on le droit d'intervenir dans leur évolution ?
Je vous laisse, lecteur, imaginer des réponses à ces questions variées. Pour ma part, je suis plus que convaincu que tout cela est possible, pas seulement en tant que lecteur assidu des "space odyssey" de Arthur C. Clarke, mais en tant qu'être humain à la recherche de sa signification.
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| mercredi 11 juin 2008, a 10:58 |
| Opinion substantielle mais non exhaustive du principe de la vie |
Bonjour et bienvenue, cher lecteur. L'archaïsme philosophique dans lequel nous nous situons tous déchaîne de plus en plus d'opinions diverses et variées sur des sujets qu'ils ignorent. Loin de moi l'idée de décrédibiliser les maints débats qui circulent sur la toile. Je suis comme vous, après tout, toujours prêt à mettre mon grain de sable dans les rouages inarrêtables de la vie. Mais qui désire encore aujourd'hui sauver la Terre ? Devant l'inexorable implosion qui s'ouvre à nos yeux ébahis, nous n'avons plus qu'à espérer qu'Europe, ce petit satellite glacé de la gigantesque Jupiter, abritera, un jour, la vie.
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| Présentation | Ami défenseurs de l'environnement, j'ai honte pour ce blog : le thème "défense de l'environnement" n'y est même pas proposé !
Ce site est dédié à l'Irgnoupt, animal trop peu connu, et déjà bafoué.
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| commentaire(s) | L'éveil un fan (18/02/2009 02:00)waaaaa ??
Mais que ... |
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